Avis de radiation

Cette liste présente les avis de radiation prononcés au cours des trois (3) derniers mois. Pour connaître les détails liés à la radiation d’un psychoéducateur, veuillez cliquer sur son nom. Pour obtenir des renseignements additionnels, vous pouvez téléphoner à l’Ordre pendant les heures d'ouverture au : 514 333-6601, poste 239.

AVIS DE RADIATION TEMPORAIRE

Prenez avis que le 6 mars 2020, le Conseil de discipline de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec a imposé à Madame Chantal Jetté, psychoéducatrice, une radiation temporaire de 3 mois pour les chefs 1 et 2 de la plainte, une radiation temporaire de 2 mois pour le troisième chef de la plainte, l’imposition d’une amende de 3000 $ pour le quatrième chef de la plainte, une radiation temporaire de 4 mois pour le cinquième chef de la plainte et l’imposition d’une amende de 2500 $ pour le dernier chef de la plainte.

Enfin, le Conseil de discipline a formulé deux recommandations au Conseil d’administration de l’Ordre et a condamné l’intimée au remboursement des déboursés de la cause prévue à l’article 151 du Code des professions

Madame Chantal Jetté a été reconnue coupable d’avoir commis des infractions au Code de déontologie des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec, tel qu'il appert de la plainte portant le numéro 46-18-006, déposée au greffe de discipline, le 25 septembre 2018.

La plainte disciplinaire ayant été portée contre l’intimée est ainsi libellée:

Chef 1 :
Le ou vers le 11 avril 2017, l'intimée, exerçant sa profession à Montréal, n’a pas agi de façon conforme aux normes généralement reconnues dans la profession en laissant sous-entendre à son client, qu'il puisse souffrir d'un syndrome d’Asperger et ce, sans avoir les connaissances et la compréhension suffisante de la situation de ce client.

Chef 2 :
Le ou vers le 11 avril 2017, l’intimée, exerçant sa profession à Montréal, a eu une conduite pouvant porter atteinte à l’intégrité mentale ou affective de son client et pouvant nuire à la relation de confiance avec ce client, en ne prenant pas le temps ni les précautions nécessaires avant d'aborder, avec celui-ci, la possibilité d'un syndrome d’Asperger.

Chef 3 :
Au cours des mois de mai à septembre 2017, l'intimée, exerçant sa profession à Montréal, a manqué à son devoir de collaboration à l'enquête du syndic adjoint et a entravé son travail en lui faisant une fausse déclaration, soit en lui affirmant qu'elle n’avait conservé aucune note supplémentaire à celles colligées au dossier PAE, ainsi qu’en modifiant le dossier de son client, soit en rédigeant des notes au dossier postérieurement à sa rencontre avec le syndic et après être allée chercher de la documentation complémentaire sur le syndrome d’Asperger.

Chef 4 :
Au cours des mois de mars et avril 2017, l’intimé, exerçant sa profession à Montréal, a omis de consigner au dossier de son client, les informations prévues par règlement et répondant aux normes de pratique généralement reconnues.

Chef 5 :
Entre le ou vers le 1er mai 2014 et le ou vers le 20 janvier 2015, l'intimée, exerçant sa profession à Québec, est intervenue auprès d'une cliente présentant des signes évocateurs d'un trouble alimentaire, sans respecter les normes de pratique généralement reconnues auprès d’une telle clientèle, en faisant des commentaires sur l'apparence de sa cliente, en l'incitant à utiliser du maquillage et à recourir aux services d’une esthéticienne, en lui suggérant de manger des pâtes alimentaires, en lui indiquant que les garçons préfèrent les filles qui ont de la chair autour de l’os et en lui suggérant de comparer sa grosseur à celle des autres filles.

Chef 6 :
Entre le ou vers le 1er mai 2014 et le ou vers le 20 janvier 2015, l'intimée, exerçant sa profession à Québec, a omis de consigner au dossier de sa cliente, les informations prévues par règlement et répondant aux normes de pratique généralement reconnues.

Madame Chantal Jetté est donc radiée temporairement du Tableau de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec, à compter du 23 mars 2020, ayant dûment renoncée partiellement à son délai d’appel.

Montréal, ce 4e jour de mai 2020.

Maria Gagliardi, avocate
Secrétaire du Conseil de discipline de l’OPPQ

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